La semaine dernière aura été placée sous le signe du diagnostic technique.
Après plusieurs années d’évolution, d’ajouts de galeries, de plugins et de mises à jour successives, le site photo da-mas.com avait accumulé une certaine dette technique. Rien d’anormal pour un site qui vit depuis plus de 14 ans, mais il était temps de faire un grand ménage et de comprendre l’origine de plusieurs comportements étranges.
Le début de l’enquête : des symptômes difficiles à cerner
Les problèmes n’étaient pas forcément évidents :
erreurs 500 dans l’administration WordPress ;
lenteurs lors de la gestion des galeries ;
difficultés à créer ou modifier certains contenus ;
comportements différents selon la version de PHP utilisée ;
erreurs JavaScript dans l’interface d’administration ;
importations d’images qui ne se déroulaient pas toujours comme prévu.
Comme souvent en informatique, un bug visible peut cacher une cause beaucoup plus profonde.
L’objectif n’était donc pas seulement de “réparer ce qui ne marche pas”, mais de comprendre pourquoi.
Premier chantier : faire le ménage dans WordPress
La première étape a été un grand nettoyage de la base de données.
Au fil des années, plusieurs extensions avaient laissé derrière elles des traces :
anciennes tables de plugins qui n’étaient plus utilisés ;
nombreuses entrées inutiles ;
données de galeries accumulées ;
doublons dans certaines tables liées aux images.
Un exemple marquant : plusieurs dizaines de tables liées à un ancien plugin de réservation ont été identifiées puis supprimées après vérification.
Même chose pour certaines anciennes structures qui n’avaient plus aucune utilité.
Le but n’était pas de supprimer au hasard, mais de retrouver une base plus saine et plus cohérente.
Le cas des galeries photo : un vrai travail d’archéologie
da-mas.com étant avant tout un site photographique, la gestion des images était forcément au cœur du problème.
L’analyse des tables liées aux galeries a montré un volume important :
plus de 25 000 chemins de fichiers enregistrés ;
plus de 28 000 images référencées dans certaines tables.
Une recherche spécifique a permis de détecter des doublons dans les galeries.
Certaines images apparaissaient plusieurs fois dans la base alors qu’elles n’existaient qu’en un seul exemplaire physique.
Un nettoyage manuel a donc été réalisé pour éviter de laisser une base gonflée inutilement.
Sécurité : simplifier pour mieux protéger
Autre chantier important : la sécurité.
Plusieurs extensions de sécurité avaient été testées au fil du temps. Le problème avec la sécurité WordPress est qu’une accumulation de protections peut parfois créer l’effet inverse : conflits, lenteurs, règles contradictoires.
Un tri a donc été effectué :
suppression des restes d’anciennes extensions ;
vérification du fichier wp-config.php ;
nettoyage des modifications automatiques laissées par certains plugins ;
contrôle des redirections HTTPS ;
vérification des règles serveur.
Une attention particulière a été portée aux réglages CSP (Content Security Policy), car une protection trop stricte peut bloquer des fonctions légitimes de WordPress, notamment dans les éditeurs visuels.
Passage en revue de l’environnement serveur
Le serveur a également été analysé :
changement et test de plusieurs versions PHP ;
vérification de la mémoire disponible ;
augmentation des limites adaptées au traitement des galeries ;
activation de l’OPcache ;
contrôle des paramètres d’exécution.
L’objectif était de trouver un équilibre entre performances et stabilité.
Un site photo n’a pas les mêmes besoins qu’un simple blog : il doit gérer des milliers d’images, des traitements lourds et des opérations d’administration importantes.
Les images : entre FTP, WebP et imports massifs
Un autre point particulier a concerné les imports de photos.
Lorsqu’on travaille avec de gros volumes d’images, les limites classiques de WordPress peuvent rapidement apparaître.
Une galerie de plus de 200 photos a notamment montré les limites du système : certaines images n’étaient pas intégrées correctement.
La solution a été de répartir les imports, d’utiliser davantage le transfert FTP pour les fichiers lourds et de préparer les images en WebP afin de réduire la charge.
La conclusion : un site ancien, mais toujours vivant
Cette semaine de maintenance aura finalement ressemblé à une véritable enquête technique.
Pas de “solution miracle”, pas de bouton magique : simplement une succession de vérifications, de tests, d’analyses et de nettoyages.
Le résultat recherché n’était pas seulement d’obtenir un site qui fonctionne aujourd’hui, mais de repartir sur une base plus propre pour les années à venir.
Un site qui existe depuis plus de 14 ans porte forcément son histoire. Le travail consiste parfois simplement à lui permettre de continuer à évoluer sans être ralenti par les traces de son passé.
Et maintenant, place aux photos ! 🙂